Hôpital privé avec bloc opératoire
Traitements et chirurgies

Chirurgie de l’incontinence urinaire feminine (Uretropexie par bandelette)

Une uretropexie par bandelette consiste à positionner sous l’urètre une petite bandelette en matériel synthétique. Cette bandelette, telle un hamac, restera sous l’urètre, le soutenant lors de l’effort afin d’empêcher les fuites. La bandelette est passée et positionnée sous l’urètre à l’aide d’aiguilles. Différentes bandelettes sous urétrale avec différents systèmes de pose sont commercialisées. Votre chirurgien choisira celle qui est la mieux adaptée à votre cas et à son expérience.

Il existe plusieurs techniques de chirurgie d’incontinence féminine. Dr Marois utilise deux techniques adaptées aux besoins des patientes.

Selon la technique utilisée, elle peut se dérouler sous anesthésie locale dans une des cliniques privé du Dr Marois ou sous anesthésie générale ou rachidienne au Centre Métropolitain de Chirurgie. L’intervention dure habituellement environ 30 minutes.

La patiente est mise en position gynécologique exagérée dont les talons sont mis dans des étriers flexibles et en hauteur afin de maximiser l’exposition vaginale. Une désinfection est réalisée à la proviodine. Un champ stérile est mis en place.

Une sonde urinaire est installée temporairement pour la durée de l’intervention. Une courte incision de 2 à 3 cm de la muqueuse vaginale est réalisée sous l’urètre. Une dissection sous la paroi vaginale est effectuée de chaque côté de l’urètre jusqu’à la partie inférieure du rameau pubien. Un espace est ensuite créé par palpation digitale pour le positionnement de la bandelette. Il peut y avoir un léger saignement. La fermeture est effectuée par un fil absorbable.

Qu’elles sont les femmes qui sont une candidate pour une chirurgie par bandelette?
Lorsque la rééducation périnéale a échoué ou que l’incontinence à l’effort est très importante, l’intervention est actuellement un des moyens les plus performants pour faire disparaître durablement les fuites à l’effort.

Aucun médicament n’est actuellement actif sur l’incontinence urinaire d'effort.
Qu’elles sont les techniques opératoires d’urètropexie avec bandelette possible ?
1- Chirurgie d’incontinence féminine (urétropexie) à incision unique avec bandelette ajustable en cabinet privéL’intervention se pratique sous anesthésie locale et parfois avec une sédation. Elle peut être effectuée dans une salle de chirurgie mineure urologique complète. Cette technique est surtout prévue pour les jeunes femmes minces et physiquement actives.



La bandelette en polypropylène est de petite taille (3 cm de long pour 1 cm de large). Elle est amarrée à la face interne de trous obturateurs par des petites ancres en titane à l’aide de court tunneliseur. La vessie est remplie avec environ 300 cc d’eau stérile. La bandelette est ensuite ajustée progressivement afin de corriger l’incontinence spontanée à la toux de la patiente. La sédation se dissipe généralement assez rapidement. La plupart des patientes peuvent retourner à leur domicile environ 2 heures après l’intervention.

Les avantages de cette technique
  • Urétropexie à incision unique avec bandelette ajustable.
  • Il n’y a pas d’anesthésie générale ou rachidienne.
  • Il n'y a pas d'incisions cutanées, donc aucun pansement.
  • Il n'y a pas de passage de la bandelette au-delà de la membrane obturatrice et donc pas de risque pour les muscles adducteurs de la cuisse.
  • Il y a peu de douleur postopératoire.
  • Le retour aux activités normales est plus rapide (possibilité de reprise de la plupart des activités dès le lendemain).
  • Aucune activité sportive, physique et sexuelle pour 2 semaines.
  • Les résultats sont identiques ou très voisins de TÔT


2- Chirurgie d’incontinence féminine (urétropexie) avec bandelette transobturatrice en salle d'opération privée

L’intervention se pratique généralement sous anesthésie générale en milieu hospitalier privé au Centre Métropolitain de Chirurgie. Elle ne nécessite pas d'hospitalisation. Dr Marois réalise une petite incision vaginale et met en place la bandelette dont les deux branches sont récupérées à l’aide d’un tunneliseur par 2 incisions au-dessus du pubis et laissées juste sous la peau.La bandelette est donc simplement posée, sans tension. Progressivement, elle sera colonisée par les tissus, auxquels elle adhérera. À l’effort, elle assure un contre-appui à l’urètre qui ne peut plus descendre. Il y a de petits pansements apposés de chaque côté de la région supérieure de la vulve.Cette chirurgie comporte de nombreux avantages :
  • La technique chirurgicale est rapide et peu invasive.
  • La bandelette tient par incorporation fibreuse.
  • Il n'y a pas de points de suture ni d’intervention rétropubienne ouverte.
  • L’incision vaginale mesure d’un centimètre à deux centimètres.
  • Il y a peu de risques d’infection et de problèmes de cicatrisation.
  • Elle est réalisée sans hospitalisation.
  • La période de convalescence est de 4 semaines après l’intervention.
  • Tous ses avantages en font une indication pour les personnes âgées et plus corpulentes.
Qu’elles sont les risques et complications d’une chirurgie de l’incontinence ?
Pratiquée depuis 1995, cette technique est devenue l’intervention de référence de l’incontinence urinaire d'effort de la femme. Dans la majorité des cas, l’intervention qui vous est proposée se déroule sans complication. Cependant, tout acte chirurgical comporte un certain nombre de risques et complications décrits ci-dessous :

Les risques et complications précoces et tardives des urétropexie par bandelette sont généralement mineurs :
  • Les traumatismes de l’urètre (0-1 %).
  • L’hémorragie peropératoire supérieure à 300 ml (3 %).
  • Les incidents vasculaires (très rares).
  • Les douleurs 24 à 48 heures postopératoires pelviennes et aux jambes.
  • L’infection urinaire (4-22 %).
  • Les défauts de cicatrisation vaginale ou érosion.
  • Les hématomes locaux (1-2 %).
  • Les douleurs tardives (par un granulome de la bandelette ou inflammation du périoste).
  • La rétention urinaire (1-27 %).
  • La pollakiurie, les mictions impérieuses soit des envies fréquentes (13-15 %).
  • Ces anomalies disparaissent habituellement en quelques jours ou semaines. En cas de persistance, n’hésitez pas à en parler à votre chirurgien.
  • La dysurie postopératoire, soit moins de force du jet ou un jet moins puissant (30 %).

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